Vatican II, Dieu merci !

Jean-Noël Bezançon, Bayard 2012, 208 p.

Un concile "pastoral", avait annoncé Jean XXIII. Vatican II n’a proclamé aucun nouveau dogme ni foudroyé personne. Est-il possible pour autant de lui refuser toute portée dogmatique ou théologique ? Non, car toute pastorale est la mise en œuvre d’une théologie, d’une vision de Dieu dans son rapport à l’humanité.
"Puisque le Christ est la lumière des peuples..." : la visée grandiose de ce concile est de tout remettre, l’homme, le monde, sous le regard du Christ. Vatican II est un grand concile christologique. Depuis l’incarnation du Fils de Dieu, depuis Pâques, depuis la Pentecôte, nous savons que l’Esprit est semé au cœur de l’homme et que tout ce qui est vraiment humain porte l’empreinte de Dieu.
Ils ont raison, les quelques adversaires de Vatican II, de réclamer un débat théologique. On ne les ralliera pas à ce concile en concédant ça et là quelques messes à l’ancienne. L’enjeu est infiniment plus grave : rien de moins que le rapport du Christ au monde et donc, le visage même de Dieu.