Prêtres et scientifiques

Jean-Michel Maldamé, DDB 2012, 213 p.

A la fois prêtres et savants, ils ont été de brillants novateurs scientifiques. Au XVIIe siècle, Pierre Gassendi introduit les perspectives d’une nouvelle philosophie de la nature où la notion d’atome est privilégiée. Au début de XIXe, les travaux d’un prêtre de Prague, Pierre Bolzano, portent sur l’infini et ouvrent sur les mathématiques modernes. Au siècle suivant, le préhistorien Henri Breuil concilie création de l’humanité et théorie de l’évolution, en renonçant à la lecture littérale de la Genèse. De son côté, Pierre Teilhard de Chardin révolutionne la théologie par sa vision du monde issue de la science. Enfin, Georges Lemaître refonde la cosmologie, en unifiant la théorie de la relativité générale avec les résultats de la physique quantique.
Si aujourd’hui certains peuvent s’étonner que ces créateurs en matière scientifique étaient prêtres, l’étude montre que c’est grâce à leur formation philosophique et théologique qu’ils ont pu mener à bien leur rôle de fondateur de la science nouvelle. Leur fidélité, parfois douloureusement vécue, à leur idéal leur a donné l’équilibre et la maturité nécessaires à l’audace de leurs propositions novatrices. Leur identité de prêtre et de religieux a enraciné l’aventure intellectuelle qui fonda la modernité.