Pour une écologie de l’homme

Benoit XVI, Parole et Silence, 2012, 211 p.

Le thème de l’écologie et du développement durable n’a cessé de gagner en importance depuis son apparition dans le débat public, au début des années 1980.

Dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, l’Église a fait bien plus qu’accompagner le mouvement : elle l’a souvent précédé. Au lien établi entre l’environnement, le social, l’économie et la politique par les écologistes, elle y ajoute l’éthique, à travers laquelle elle perçoit un moyen de changer la réalité. Il ne suffit pas de reconnaître ces liens : il faut aussi les analyser et les justifier. Ce sera la mission de Benoît XVI, surnommé le « pape vert ».

« C’est l’homme qui est premier, il est bon de le rappeler. L’homme, à qui Dieu a confié la bonne gestion de la nature, ne peut pas être dominé par la technique et devenir son sujet. Une telle prise de conscience doit amener les États à réfléchir ensemble sur l’avenir à court terme de la planète, face à leurs responsabilités à l’égard de notre vie et des technologies. L’écologie humaine est une nécessité impérative.

Adopter en tout une manière de vivre respectueuse de l’environnement et soutenir la recherche et l’exploitation d’énergies propres qui sauvegardent le patrimoine de la création et sont sans danger pour l’homme, doivent être des priorités politiques et économiques. Dans ce sens, il s’avère nécessaire de revoir totalement notre approche de la nature. Elle n’est pas uniquement un espace exploitable ou ludique. Elle est le lieu natif de l’homme, sa " maison " en quelque sorte. »