Magique étude du bonheur

Vincent Cespedes, 2013, Larousse, 240 p.

Cet essai s’interroge sur la peur du bonheur. Il pose une réflexion sur l’aspect subversif du bonheur, qui bouleverse le rapport aux autres et transforme l’individu.

« Tu disais alors que, lorsque nous étions ensemble, tu étais toujours un peu grisée, comme si nous avions bu du champagne. C’est cela justement que j’aime en toi, que je puisse toujours te mettre en cette humeur de champagne, où la vie nous picote aux doigts et où l’on est prêt à n’importe quelle folie », écrit Rosa Luxemburg à son amie Luise.

Malgré nos déclarations et nos déplorations, nous avons peur du bonheur, cette « humeur de champagne » qui nous fait prendre la vie comme une aventure passionnante. Subversif par essence, il bouleverse notre rapport aux autres et nous transforme sans cesse. Rien à voir avec les recettes d’optimisme que l’on nous vend et les quêtes désincarnées.

Le bonheur est une bonne « digestion » du monde et des autres, qui entrent en nous et se mélangent voluptueusement avec notre mythologie intime, nos émotions, nos profondeurs. Tout lui est « aliment », la peine comme la joie. Le signe du bonheur est moins le sourire que la bienveillance et la créativité.

Mais comment surmonter les peurs et les frustrations ? Si un bon génie vous rendait visite, quel voeu lui demanderiez-vous d’exaucer ?