Le pape Jean un saint

Marco Roncalli, Parole et Silence, avril 2014, 210 p., 18€

Mort il y a cinquante ans, Jean XXIII Roncalli a laissé un souvenir très vif de son pontificat. Encore aujourd’hui, nombre de personnes continuent à lui écrire comme à un vivant : chaque année, des lettres et cartes de voeux sont déposées par milliers sur sa tombe à Noël et à Pâques.

Dès son élection à la charge de pontife en 1958, même ceux qui étaient étrangers au monde religieux n’ont pu s’empêcher de l’écouter quand il invitait son Église à se recueillir, à s’examiner, à se corriger, et quand il enseignait la confiance dans les desseins supérieurs et inattendus de la Providence divine « pour tous les hommes ». Sa voix rassurait et encourageait dans un monde encore meurtri par deux guerres mondiales successives.

Il a été l’initiateur du concile Vatican II qui a donné à l’Église son visage d’aujourd’hui. Comme le pape François, il a suscité la suspicion parmi ses plus proches mais a continué sans relâche son appel à une évangélisation plus profonde de la société par la conversion des chrétiens eux-mêmes.

Ce livre retrace à travers de nombreuses sources jusqu’alors inédites une vie hors du commun saluée par la canonisation qui aura lieu le 27 avril 2014, en même temps que celle du pape Jean-Paul II. Une vie bien plus complexe et profonde que son affectueux surnom de « bon pape Jean » a pu laisser imaginer...