La vie rachète la vie

Pierre Schmidt, Salvator, 2013, 191 p.

Alix est une jeune fille de 16 ans. Elle habite Compiègne avec sa mère alcoolique dans une maison au bord de l’Oise. Elle est enceinte d’un enfant de son ami, Arthur. A l’annonce de la grossesse de sa fille, la mère fait front, et l’encourage à suivre son intuition profonde. Alix veut donner la vie à cet enfant pour aller de l’avant et quitter la noirceur de son quotidien. Ce n’est pas l’avis du jeune père.

Un vieux curé, le Père Martigue, accueille un peu las son jeune et nouveau vicaire, le Père François. Il est accablé et las. Sa paroisse est moribonde. Ses initiatives pastorales n’ont pas empêché son église de se vider. Avec le temps, il a perdu le lien affectif qu’il portait au Christ quand il était jeune prêtre. Sa vie lui paraît un sacrifice absurde et vain.

Alix, sa mère et le prêtre : au même moment, ces trois personnages doivent engager un combat intérieur. Renoncer ou aller jusqu’au bout de leur choix. Chacun doit livrer un combat spirituel violent. Autour d’eux, l’entourage s’affole. Le passé terrible de la mère d’Alix refait surface. L’issue de ces trois combats et les conséquences des choix posés sur l’entourage de chacun amènera son lot de surprises et de drames. Mais au bout, la vie triomphe.

L’analyse psychologique dépasse le stade de la psychologie pour se hisser jusqu’à la spiritualité. Toutes les vies, même les plus tragiques ont un sens.