La vie de frère Roger

Kathryn Spink, Seuil, nov. 2013, 151 p.

En 1940, en pleine guerre, un jeune homme s’installe seul dans le petit village de Taizé et y cache des réfugiés, notamment des juifs. Dix ans plus tard, une communauté est née, rassemblant des hommes « décidés à donner toute leur vie ». Ses actions et sa notoriété s’étendent. Elle accueille des dizaines de milliers de jeunes de tous les pays, anime des rencontres sur tous les continents, est présente aux côtés des plus pauvres. Taizé, rapidement, est mondialement connue.

Le livre donne amplement la parole à frère Roger pour raconter ses origines familiales, la naissance puis la réalisation de ses intuitions, les étapes d’une aventure risquée, semée, certes, de succès, mais rencontrant aussi des limites, en particulier sur le chemin de l’œcuménisme. « Nous ne pouvons construire qu’à partir de ce que nous sommes, avec nos limites et nos fragilités. Dieu dépose un trésor d’Évangile dans les vases d’argile que nous sommes. » Le fondateur de Taizé demeure étonné de ce qui est arrivé.

La biographie rend compte des dernières années de la vie de frère Roger avant son assassinat en 2005, et montre comment la communauté poursuit, depuis, la vocation qu’il lui avait donnée, dans un esprit d’attente contemplative, de confiance et d’espérance.