La solitude. Malheur ou chance ?

Marie-Thérèse Nadeau, éditions Médiaspaul, 2013, 150 p.

La solitude semble n’avoir jamais été si répandue ni si douloureuse que de nos jours, dans l’anonymat des sociétés modernes. Mais s’agit-il uniquement d’un fléau ? Si son versant néfaste est l’isolement, la solitude comme valeur positive nous révèle à nous-mêmes, nous permet de nous forger notre propre identité, de reconnaître nos grandeurs comme nos manques, de cultiver notre intériorité. Alors seulement, il devient possible de rencontrer et d’accueillir l’autre en vérité. N’hésitant pas à affirmer que rien de grand dans la personne et dans le monde ne se réalise sans solitude, Marie-Thérèse Nadeau renverse les perspectives : la véritable solitude n’est pas une fin en soi et encore moins une impasse. C’est plutôt une ouverture à quantité de possibles, si bien que toute personne se doit d’apprendre à être seule pour se disposer au bonheur de la communion avec autrui et de la vie en plénitude. Au-delà de la prise de conscience du drame que la solitude fait vivre à tant de personnes dans notre société, cet ouvrage est un appel à découvrir la beauté de la solitude, à y voir une occasion d’introspection, de prise de conscience de ses forces et de ses faiblesses, une occasion de croissance.