Jésus dit Barabbas

Gerald Messadié, éd. JC Lattès 2014, 402 p , 23,45 €

Depuis deux mille ans, la chrétienté et le monde s’en tiennent à la version littérale des Évangiles selon laquelle Ponce Pilate aurait donnée aux Juifs le choix entre la libération de Jésus et celle d’un certain "brigand" nommé Bar Abbas. Ils auraient alors crié : "Bar Abbas !"
Au XXe siècle ; des exégètes ont relevé que les auteurs des textes évangéliques ne maîtrisaient pas les langues orientales, dont l’arraméen, que parlait Jésus. Or, en arraméen, Bar Abbas ne peut être un nom : ces mots signifient "Fils du Père", et c’est ainsi que Jésus se désigna maintes fois. Nul autre que lui ne pouvait porter un tel surnom. Les premiers rédacteurs avaient commis l’une des erreurs de traduction les plus formidables de l’histoire : c’était bien Jésus dont les Juifs avaient demandé la libération. Pilate ne leur offrit jamais de choix et ne se lava pas les mains du sort du prévenu ; c’était là un rite réservé aux prêtres juifs.
S’avisant de l’erreur qu’il avait partagée avec tant d’autres, Gerald Messadié s’est trouvé contraint de reconstituer intégralement l’histoire terrestre du Crucifié. L’enseignement de Jésus demeurait, mais les récits historiques devaient être révisés.
C’est l’objet de ces pages, abondamment étayées par des notices historiques.